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mardi 13 avril 2010

Chronique dans PLANETEBD ... NOTE : 3 sur 6 (ouf, j'ai la moyenne)

Dans les coulisses du pouvoir américain ; petite souris dans les montagnes afghanes aux cotés d'Al Quaida ou dans les palais de Bagdad : l'Histoire récente revisitée au vitriol par Azim, pour titiller notre réflexion.



L'histoire :
Janvier 2001. Quelque part en Afghanistan… Oussama réveille à grand coups de pieds Mollah Omar (qu’il surnomme affectueusement Mol’Ar). La nuit a été fructueuse et le maitre d’Al Qaida a eu une idée de génie : mettre au programme d’entrainement de ses troupes d’élites la totalité des épisodes de McGyver. Et de l’entrainement, il va y en avoir besoin : le bonhomme prépare ni plus ni moins qu’un acte terrible sur le sol américain. Un attentat dont les yankees ne se remettront jamais. En attendant, à l’autre bout du monde, l’Amérique vivote allégrement… Les gros flics flinguent sans sommation les colorés, même s’ils n’ont rien fait (‘finissent toujours par faire quelque chose d’toutes façons…). Les caméras surveillent à gogo, espérant trouver le truc qui passera en boucle aux prochains JT. Les puissants, quant à eux, s’affairent : animer le pantin Président à la face du monde ne suffit plus. Il leur faut un bon gros ennemi public n°1. Ben Laden sera celui-là. Peu importe qu’il soit un ancien agent de la CIA ou que sa famille siège aux mêmes conseils d’administration que celle des Bush. Après les communistes, les islamistes. Rien de mieux que prétexter les combattre pour mettre la main sur les dernières réserves pétrolifères. Bien sûr, il y a aussi le problème irakien… Mais on va bien trouver une solution.

Ce qu'on en pense sur la planète BD : L’objet du débat prend ses racines dans les événements du 11 septembre ou les raisons de l’intervention américaine sur le sol irakien. S’il est convaincu que la version qu’il présente est loin d’être crédible, il croit encore moins aux thèses officielles tendant à présenter simplissimement bons et méchants. Bref du lourdement sérieux et universellement connu car fortement (bien ?) relayé par les médias. Du costaud et du soi-disant bien établi, qu’Azim s’amuse à malaxer avec corrosivité pour bousculer l’évidence et pousser à la réflexion. On suit donc avec intérêt les coulisses du pouvoir mondial, les magouilles à grande échelle, le jeu des stratèges décidant pour nous ce qui est bien, mais surtout ce qui risque de leur rapporter gros : les Bush père et fils, Ben Laden, Powel, Cheney, CIA, FBI, Patriot Act et même notre bon Nicolas… en parfaite harmonie pour nous faire avaler du gros grain. Tout ça est évidemment excessivement caricatural, mais ça a le mérite de titiller un chouya. Du coté de la manière de faire, si le message est on ne peut plus clair, on pourra regretter que le vitriol ne s’accompagne pas d’un humour plus claquant : on sourit bien plus souvent qu’on ne rit réellement. De la même manière, la boulimie d’Azim à vouloir tout présenter, tout montrer, via un découpage « coq à l’âne » rend l’ensemble confus. Pour sa première BD, ce compositeur de rap use d’un dessin fortement emprunt de « culture urbaine », faisant penser aux graphs qui colorent parfois avec bonheur la grisaille des cités. Avec le même engagement qu’il met dans sa musique, Azim nous sert pour cette première un album à message, finalement plus politique qu’humoristiquement décapant. 


Note : 3/6 dans http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-bush-ben-9934.html par Jean-Bernard Vanier

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